Géométrie d’un regard artificiel - France
Tirages : 5 par format
Lieu : Paris, France
Tirages : 5 par format
Lieu : Paris, France
Cette photo argentique noir et blanc, prise avec mon Pentax K1000 — mon tout premier appareil, celui avec lequel j'ai tout appris — montre au centre un simple lampadaire, surmonté d’une caméra de surveillance. En arrière-plan, une façade alvéolaire, répétitive, presque hypnotique. Ce décor géométrique transforme la scène : la caméra, pourtant en plein centre, semble presque se fondre dans le motif, comme si elle devenait un élément parmi d’autres de l’architecture urbaine.
Cette image fait partie d’une série réalisée à Paris, où je photographiais des caméras placées à des endroits étonnants. À cette période, je questionnais leur présence : entre sécurité et surveillance, protection et contrôle, la frontière est mince, complexe, débattue sans fin. Cette photo est, à mes yeux, la plus forte de la série, parce qu’elle capture cet équilibre fragile, presque invisible. Je l’ai prise lors d’une balade quotidienne dans Paris, toujours accompagné de mon Pentax, prêt à saisir ces détails qui disent tant de la ville.
Appareil photo : Pentax K1000
Pellicule : Rollei PRX 400
Cette photo est l’une de celles qui me tiennent le plus à cœur. Elle a été réalisée en argentique, en noir et blanc, avec mon Pentax K1000 — mon tout premier appareil photo, celui sur lequel j’ai tout appris, celui qui m’a initié à la rigueur de l’argentique, au rythme lent, au regard attentif. Au centre de l’image, un lampadaire. Rien de particulier, en apparence. Sauf qu’à son tronc est attachée une caméra de surveillance, comme un deuxième œil, mécanique, suspendu au-dessus de la rue.
En arrière-plan, la façade d’un bâtiment, intrigante, presque sculpturale, formée d’un motif alvéolaire répétitif. Ce fond géométrique offre un contraste saisissant : il absorbe la lumière, capte l’œil, et finit par faire presque disparaître la caméra du premier plan. On pourrait croire qu’elle se confond avec cette trame urbaine, comme si sa présence devenait ordinaire, banale, intégrée dans le décor sans qu’on la remarque.
Cette photo appartient à une série que j’ai réalisée à Paris, à une période où je m’interrogeais beaucoup sur la présence de ces caméras dispersées partout dans la ville. Je les photographiais là où on les attendait le moins : accrochées sur des murs anodins, suspendues à des angles étranges, orientées vers des lieux d’apparence insignifiants. À travers cette série, je voulais interroger leur légitimité, leur rôle ambigu : protection du public ou surveillance de masse ? Prévention ou contrôle ? Il n’y a pas de réponse simple, et c’est justement cette ambiguïté que j’essayais de traduire avec l’argentique, un médium lent, patient, presque contemplatif, à rebours de l’instantanéité de la surveillance.
Parmi tous les clichés de cette série, celui-ci est sans doute l’un des plus aboutis à mes yeux. La façade répétitive agit comme une métaphore visuelle de la standardisation du regard : un motif qui se répète, qui se propage, dans lequel la caméra finit presque par se dissoudre. Et pourtant, elle est là, au centre, parfaitement visible si l’on prend le temps de regarder.
Je l’ai prise au détour d’une balade quotidienne dans Paris, à l’époque où j’y vivais encore. Comme souvent, j’avais mon Pentax avec moi. Il faisait partie du paysage de ma vie autant que ces caméras font partie de celui de la ville. Et c’est peut-être ce qui donne à cette photo tout son sens : un regard sur un autre regard, une mise en abîme, un questionnement silencieux sur la manière dont nous observons — et sommes observés — dans nos espaces urbains.
Appareil photo : Pentax K1000
Pellicule : Rollei PRX 400
Chaque tirage est réalisé en édition limitée à 5 exemplaires par format, numéroté et signé. Une fois les tirages épuisés, ils ne seront plus disponibles. Je tiens à ce que chaque photo garde sa rareté et sa valeur pour ceux qui la choisissent.
Chaque photo est imprimée sur un papier épais de qualité et durable (200 g/m²), avec une finition mate non réfléchissante. Ce papier met en valeur les nuances et la profondeur des couleurs, pour un rendu fidèle.
Je travail avec le prestataire de POD Gelato, qui grâce à son réseau d’imprimeurs mondial, me permet de garantir une impression locale et de qualité, réalisée à minima dans le pays, et souvent dans la région de livraison de celle-ci.
Impact environnemental: Chaque papier utilisé est certifié FSC et je garantie une impression locale afin de réduire l’impact environnementale liée au transport. Néanmoins, je travail actuellement avec les imprimeurs afin de réduire davantage l’empreinte environnementale des mes commandes (Papier recyclé, encres et solvants bio-sourcées, livraisons mutualisées…).
*Les photos sont vendues sans cadre
**ATTENTION : Cette photo est une photo argentique et possède un niveau de grains important et une résolution inférieure à des tirages numériques. Ainsi, bien que cela contribue au charme de l’argentique, cela peut être décevant sur les grands formats si tu attends un rendu numérique.
Format S – 13×18 cm – 5 exemplaires
Format M – 21x29,7cm (A4) – 5 exemplaires
Format L – 30×40 cm – 5 exemplaires
Chaque tirage est préparé avec soin. Je prends entre 1 et 4 jours pour traiter chaque commande en fonction de la disponibilité du réseau dans les endroits où je voyage actuellement. Puis les délais de production et de livraison sont entre 4 et 6 jours ouvrés selon ta localisation.
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