Symétrie sous surveillance - France
Tirages : 5 par format
Lieu : Montpellier, France
Tirages : 5 par format
Lieu : Montpellier, France
Cette photo s’inscrit dans une série que j’ai consacrée aux caméras de surveillance. On y voit une façade brutaliste, tout en béton, dont les balcons pointus se répètent avec une précision presque hypnotique. À l’un d’entre eux s’accroche une caméra, discrète mais parfaitement intégrée dans cette géométrie. Sur la gauche, un ciel blanc, vide, vient accentuer le contraste et la rigueur de cette architecture.
À l’époque où j’ai pris ce cliché, à Montpellier, je questionnais profondément l’usage de ces caméras : leurs vertus, leurs limites, leur dérive possible. Outil de sécurité, d’observation, de contrôle ? Cette photo joue avec cette ironie : un œil mécanique — mon argentique — capturant un autre œil mécanique. C’est un jeu visuel, mais aussi une invitation à regarder autrement ces objets souvent banalisés, disséminés dans nos villes.
Appareil photo : Pentax K1000
Pellicule : Fomapan R 100
Cette photo est assez particulière, et elle provient d’une série que j’ai réalisée autour des caméras de surveillance, à un moment où je m’interrogeais beaucoup sur leur place dans nos espaces urbains. Sur ce cliché, on aperçoit à droite une succession de balcons pointus, une répétition parfaitement symétrique, qui compose une façade brutaliste comme on en voit encore dans certaines villes françaises. Celle-ci se trouve à Montpellier. Les balcons s’empilent, géométriques et anguleux, formant un motif aussi rigoureux qu’esthétique.
Sur l’un de ces balcons, une caméra dépasse. Elle ne domine pas la scène : elle s’y insère. Elle vient presque briser la géométrie, tout en s’accordant à elle. À gauche, le ciel blanc, uniforme, offre un contraste avec la densité du béton. Rien ne vient perturber cette composition : un vide et un plein, un silence et un dispositif de surveillance.
À cette époque, je photographiais les caméras comme on photographierait des sculptures du quotidien. Je questionnais leur présence, leur utilité, leurs dérives possibles. Je comprenais leurs usages, je percevais leurs limites, et j’observais surtout cet étrange mélange : instrument de protection, parfois essentiel, mais aussi dispositif qui interroge sur la notion même de liberté dans l’espace public. Les caméras ne sont ni neutres, ni anodines. Elles posent la question de la confiance. Confiance dans leur usage, dans leur gestion, dans leur légitimité.
Ce cliché joue également avec une forme d’ironie qui me plaît encore aujourd’hui : l’œil mécanique de mon vieux Pentax — celui qui m’a tout appris — fixant un autre œil mécanique, placé là pour observer un parc en contrebas. Un appareil qui regarde un appareil. Un regard capturant un regard. Et au milieu de ce jeu, de cette boucle d’observation, une architecture qui devient scène, décor, justification ou alibi.
J’aime cette photo pour ce qu’elle raconte visuellement — la répétition, la symétrie, la rigueur d’un béton anguleux — mais aussi pour ce qu’elle évoque en filigrane : cette banalité devenue omniprésente, ces objets disséminés dans nos villes, que l’on oublie presque, alors qu’ils questionnent l’essence même de nos libertés. Cette image est une invitation à lever les yeux, à regarder autrement ce qui surveille, encadre, observe, souvent sans que nous ne le remarquions.
Appareil photo : Pentax K1000
Pellicule : Fomapan R 100
Chaque tirage est réalisé en édition limitée à 5 exemplaires par format, numéroté et signé. Une fois les tirages épuisés, ils ne seront plus disponibles. Je tiens à ce que chaque photo garde sa rareté et sa valeur pour ceux qui la choisissent.
Chaque photo est imprimée sur un papier épais de qualité et durable (200 g/m²), avec une finition mate non réfléchissante. Ce papier met en valeur les nuances et la profondeur des couleurs, pour un rendu fidèle.
Je travail avec le prestataire de POD Gelato, qui grâce à son réseau d’imprimeurs mondial, me permet de garantir une impression locale et de qualité, réalisée à minima dans le pays, et souvent dans la région de livraison de celle-ci.
Impact environnemental: Chaque papier utilisé est certifié FSC et je garantie une impression locale afin de réduire l’impact environnementale liée au transport. Néanmoins, je travail actuellement avec les imprimeurs afin de réduire davantage l’empreinte environnementale des mes commandes (Papier recyclé, encres et solvants bio-sourcées, livraisons mutualisées…).
*Les photos sont vendues sans cadre
**ATTENTION : Cette photo est une photo argentique et possède un niveau de grains important et une résolution inférieure à des tirages numériques. Ainsi, bien que cela contribue au charme de l’argentique, cela peut être décevant sur les grands formats si tu attends un rendu numérique.
Format S – 13×18 cm – 5 exemplaires
Format M – 21x29,7cm (A4) – 5 exemplaires
Format L – 30×40 cm – 5 exemplaires
Chaque tirage est préparé avec soin. Je prends entre 1 et 4 jours pour traiter chaque commande en fonction de la disponibilité du réseau dans les endroits où je voyage actuellement. Puis les délais de production et de livraison sont entre 4 et 6 jours ouvrés selon ta localisation.
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