Pour un cocktail Arcana California :
- Un doigt de polar
- Une mesure de magie
- Deux traits de Californie 1960/65
- Une bonne dose de cinéma hollywoodien
- Quelques gouttes de Glamour
- Une pointe d’humour
- Saupoudré d'une once de mystère
Arcana – California : quand un vieux manuscrit décide enfin de sortir de l’ombre
Il y a des romans que l’on commence et que l’on ne quitte plus jusqu’au point final.
Et puis il y a les autres. Ceux qui restent quelque part sur un disque dur, oubliés, à attendre leur heure et auxquels on repense de temps en temps avec cette petite phrase : il faudrait vraiment que je m’y remette dessus un jour.
Arcana – California s'est avéré appartenir clairement à cette deuxième catégorie.
Cette idée donc ne date pas d’hier. Le manuscrit non plus. J’avais commencé à explorer cet univers il y a déjà un bon moment, avant de le laisser de côté au profit d’autres histoires, d’autres personnages. Jusqu’à ne plus y penser.
Et puis il y a les hasards de l’existence. Des rencontres avec d’autres auteurs. Et…je l’ai repris. Mais pas de façon timide. Non, avec fougue comme lorsqu’on retrouve une ancienne conquête pour une ultime nuit de passion. Sans retenue.
Toute la matière était déjà là. Le plaisir de retrouver des personnages que je connaissais déjà me stimulant comme rarement. Il ne fallait rien de plus et la machine s’est remise en marche.
Aujourd’hui, ce manuscrit que j’avais laissé en hibernation est pour ainsi dire terminé.
J’ai surtout retrouvé un univers dans lequel j’ai énormément de plaisir à écrire.
La Californie des années 60… mais pas tout à fait la nôtre
J’ai toujours aimé l’esthétique des années 1960.
Les voitures - Les intérieurs - Les enseignes - Les costumes - Les robes - Les coiffures.
Cette époque possédait une élégance particulière, à mes yeux, jamais égalée.
Les femmes y cultivent dans mon imaginaire une féminité extrêmement glamour, tandis que les hommes portent encore costumes, chemises, manteaux et par-dessus avec une classe certaine. C’est un monde où l’on s’habille pour sortir, dîner et où une silhouette ou une robe raconte déjà quelque chose du personnage.
Bref, une autre époque.
Graphiquement, pour quelqu’un qui écrit, une époque pareille n’est que du bonheur.
Seulement, Arcana – California ne se déroule pas exactement dans nos années 60.
Car dans ce monde, la magie existe.
Et tout le monde le sait.
Une magie qui n’a rien d’extraordinaire
Mais une question se posait : comment faire pour ne pas sombrer dans le chaos ? C’était probablement l’une des choses les plus importantes pour moi lorsque j’ai imaginé cet univers. Je ne voulais absolument pas d’un monde dans lequel la magie se cache dans des cryptes, où seuls quelques initiés seulement connaissent son existence. La magie est la façon de vivre dans cet univers.
Je ne voulais pas non plus d’une société où chaque rue serait remplie de sorciers lançant des éclairs dans tous les sens.
Dans Arcana, la magie est quelque chose que j’ai presque traité avec banalité. Qu’est-ce qui incarne pour moi, le contraire de la magie : la banalité. J’ai crée de la magie mais l’ai rendue banale.
Elle est connue, étudiée à l’école, mais réglementée et très surveillée.
Cette magie possède ses institutions, ses règles et ses lois.
Exactement comme pourraient l’être chez nous certaines disciplines scientifiques.
Le surnaturel ne remplace donc pas le quotidien : il s’y est intégré. Mais s’y fond. S’y confond.
Et c’est précisément ce décalage qui m’amuse en prenant l'Amérique du début des années 60 que nous connaissons. Puis en modifier subtilement son histoire, sa culture populaire, ses institutions ou certaines de ses personnalités parce que j’adore faire cela !
Le monde ressemble presque au nôtre.
Et c’est dans ce « presque » que je m’éclate à écrire.
Des personnages : Calderon et Marla
Au centre de cette première histoire se trouvent notamment Valentin Calderon et Marla Gloss.
Je ne vais volontairement pas m’attarder sur eux. Ce serait précisément l’inverse de ce que j’ai envie de faire avec ce billet. Toutefois ce sont deux personnages que j’ai pris énormément de plaisir à retrouver en reprenant le manuscrit. J’ai pris grand soin à rendre leurs personnalités crédibles et authentiques.
Ils ont leur tempérament, leurs contradictions, leur manière très différente d’aborder le monde qui les entoure et, surtout, une dynamique que je me verrais bien continuer à explorer au-delà d’un seul roman.
Parce que Arcana n’est pas forcément destiné à raconter une seule grande histoire linéaire.
L'idée serait plutôt d’en faire un univers dans lequel certaines figures passent, partent, pour revenir dans d’autres tomes. Calderon et Marla pourraient ainsi apparaître dans une autre affaire. Puis, ailleurs, de nouveaux personnages pourraient entrer en scène. Certains auraient leur propre histoire avant de croiser, un jour, ceux que nous connaissons déjà. Certaines histoires pourraient même finir par se rejoindre dans de véritables crossovers.
J’aime beaucoup cette idée d’un univers qui se construit progressivement sans qu’un seul personnage soit obligé d’en occuper éternellement le centre.
C’est peut-être l’époque elle-même, la véritable héroïne de ce projet. Comme je l’ai fait avec mon autre saga : Hauts-de-forme et magie noire, durant la Belle Époque.
D’où ce titre auquel j’ai longuement réfléchis.
Arcana – California.
Aujourd’hui, nous sommes en Californie.
Ok, Arcana pour l’univers et California pour cette histoire
Mais demain ?
Pourquoi pas Arcana – La Nouvelle-Orléans, Arcana-Dallas, Arana– Massachussetts
Ou même… en Europe.
Un monde légèrement différent du nôtre
Il y a également quelque chose que j’adore faire avec cet univers : modifier de petits éléments de notre propre culture.
Il n’est pas nécessaire de modifier de grands événements historiques pour donner une identité à son œuvre. Parfois simplement un détail suffit…
Comme changer le nom d’une célébrité, ou d’une série TV… Si je vous disais que tout part presque de cela… Une référence connue de tous… mais légèrement transformée parce que cette société n’a pas exactement connu la même histoire que la nôtre.
Et je dois reconnaître que je m’amuse mais alors énormément avec ça.
Et maintenant ?
Pour l’instant, Arcana – California est presque terminé.
C’est pour bientôt.
Alors, avant même de parler de sortie, de couverture ou de date, j’avais simplement envie d’entrouvrir la porte.
Tome 1:
Mort en technicolor plongera le lecteur dans une enquête surnaturelle au cœur d’une Californie des sixties.
Bienvenue dans Arcana California roman polar fantastique et magie dans la Californie de 1965 et dans le prochain blog, un extrait !
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