Panier d'achat
Loading

Douleurs chroniques, TDAH, automne et écriture : quand les mots deviennent le seul refuge

Septembre n’est pas encore là. Et pourtant, j’en ressens déjà l’humidité dans chaque coin de ma carcasse.

Mes mains sont plus raides. Je lâche de nouveau les objets. Mes cervicales, mon dos et surtout mes chevilles hurlent et grincent à chaque pas. C’est cette période de l’année où, d’un seul coup, j’ai cinq ans de plus. Dans un mois, j’en aurai encore pris cinq de plus.

Alors va revenir la saison des bouillons de légumes qui font fuir tout le monde à la maison. Je vais refaire le plein de mes petites armes contre l’inflammation et repartir pour six mois à essayer de maintenir la machine en état de marche.

Parce que c’est aussi la période où je souffre davantage.

Physiquement, bien sûr.

Mais moralement, mentalement, émotionnellement aussi.

Quand tu as mal en permanence, il arrive que tu te demandes ce que tu fous là. Puis tu regardes tes enfants et tu sais très bien ce que tu fous là : tu es présent.

Tu te dois l’être. Alors tu continues.

Mais ça cogite.

Tu doutes et pas qu'un peu. Car à toute cette charge tu ajoute celle d'un TDAH, qui qestion symptôme dépressif aléatoire, ça se pose là comme une lotterie...

Tu as parfois envie de pleurer. Alors tu pries, parce que tu t'es interdit de flancher depuis ton pacte avec Dieu.

Ça ne t'apêche pas de demander quelle image tu renvoies aux autres, surtout à ceux qui vivent avec toi. Parce que mon humeur n’est pas toujours simple à supporter non plus durant ces périodes-là. Je le sais.

Il y a alors ces moments où je me coupe du monde. Où je resterais volontiers enfermé dans ma tête, avec mes histoires et mes personnages.

Parce que là-bas, au moins, je ne souffre pas.

Alors j’écris.

J’écris beaucoup.

Je bombarde même. Depuis une semaine, je me maintient à minimum 8h d'écriture. Ah, y a du dechet, mais y a du bon. De toute manière jen'ai que cela à faire de mes journées.

Je n’ai pas retrouvé de boulot depuis mes opérations. Administrativement, je ne rentre jamais vraiment dans les bonnes cases. Pas assez ceci, trop cela. Trop fonctionnel pour l'invalidité ( j'ouvre pas un pot fermé trop fort), pas assez dysfocntionnel pour la reocnnaissance travailleur handicapé.

Et certains jours, forcément, ma vie prend un petit relent d’échec.


Alors,je repense à tout ce que j’ai traversé.

Et je m’interdis de baisser la tête.

Je vais faire des salons dans quelques semaines. Des dédicaces. Et en juin prochain, il y a déjà Heroes Festival à Grenoble, où ma maison d’édition (Éditions Assyelle) doit m’envoyer.

Ce ne sont peut-être que des étapes. Mais ce sont des étapes.

contre vents et marées, j’écris.

Car maintenant je sais au moins une chose : j’écris bien.

Alors je veux croire qu’à force de travail, de romans terminés, de pages écrites quand j’aurais parfois pu choisir de ne rien faire du tout, ça finira par payer.

Peut-être pas comme dans les films, in énormément au début.

Mais au moins un peu. Car j'ai décidé d'en vivre. J'y arriverai d'une manière iu d'une autre( Romans, scénario pour tv).

Mais pour l’instant, septembre arrive. Alors que j'adore l'automne, chaque année je le vois arriver comme un adversaire qui monte sur un ring, avec une tête de plus que moi. Bien décidé à me mettre ko.

Et avec lui, je sais que j'entre dans le dur.

Alors je vais faire comme tous les ans : serrer les dents, préparer mes bouillons de choux, de navets, oignon etc... et je me concentre sur mes histoires.

Là-bas, je peux tout faire, sans difficultés ni douleurs.


Et je crois que cette dernière phrase est la vraie fin du texte. Elle résume pourquoi l’écriture compte autant sans avoir besoin d'en expliquer davantage.


Pour me suivre et me supporter : https://rancier.carrd.co/