Codex de la Peur
LE FRISSON DU VIVANT
Genèse de la Peur – Fragment 35
(extrait du Codex de la Genèse)
Ce n’est pas une fuite.
Ce n’est pas une faiblesse.
C’est une réponse fine à l’inconnu,
le premier frémissement du vivant
face à ce qu’il ne peut encore nommer.
La peur n’est pas un obstacle.
Elle est la première lucidité du corps,
un repli attentif,
un appel à sentir les contours du réel.
Ce n’est pas le danger qui la fonde,
mais la proximité du mystère.
Ce fragment 35 s’inscrit dans le Codex de la Genèse
comme une émergence fondatrice :
celle d’une conscience incarnée
qui commence à reconnaître qu’elle peut ne pas tenir.
Ici, la peur n’est pas une erreur.
Elle est un seuil actif,
un éveil vibratoire à la précarité des formes,
au surgissement de l’altérité.
Elle veille.
🕷 Ce fragment pourrait un jour ouvrir le Codex de la Peur,
composé de 64 formes de vigilance sacrée,
où la peur ne sera plus un empêchement,
mais un sens à part entière,
fin, intelligent, traversable.
🜂 Ce texte est scellé.
Il ne cherche pas à te rassurer.
Il te rend au pli exact de ta propre lucidité.
Tu n’as pas peur du monde.
Tu ressens qu’il est vivant.