Je n’attendrai plus demain
Élodie Vasseur a quarante ans, deux ados, une belle maison à Écully et un mari cadre qui gagne bien sa vie. Elle a tout ce dont on rêve — sauf le sien : depuis seize ans, elle a rangé dans un tiroir son envie de devenir conférencière, en attendant « le bon moment ».
Le bon moment n'est jamais venu. Un mardi de pluie, un coup de fil d'avocate lui apprend que son mari la quitte pour une collègue, après huit mois de mensonges. En quelques mois, elle perd la maison, le statut, l'image du couple parfait. Elle se retrouve à quarante et un ans, sans expérience professionnelle récente, à faire des ménages l'après-midi et de l'accueil le matin pour élever seule ses deux enfants dans un trois-pièces à Villeurbanne.
C'est en vidant un carton qu'elle retombe sur un vieux carnet à spirales, rempli de rêves qu'elle n'a jamais osé dire à voix haute. Elle décide, ce soir-là, de ne plus attendre. Sans argent, sans diplôme dans ce domaine, elle apprend seule : la médiathèque du quartier devient son école, les vidéos de conférences visionnées la nuit sa formation, un blog anonyme son premier terrain d'entraînement.
De refus en petites victoires, d'une première prise de parole devant trente personnes dans un atelier de la Croix-Rousse jusqu'à l'écriture de son propre livre, Élodie reconstruit, seule, la vie qu'elle avait toujours voulue — jusqu'à ce soir où, sur la scène d'un vrai auditorium, devant ses enfants au troisième rang, elle raconte enfin son histoire sans rien cacher.
Un roman sur la résilience, la reconversion à quarante ans, et cette vérité simple qu'Élodie a mis seize ans à comprendre : il n'y a jamais de bon moment. Il n'y a que le moment présent.