L’Ombre du sceptre
Le sceptre scintille, mais sa domination réside dans ce qu’il retient.
Ce n’est pas la flamme à son sommet,
mais l’ombre qu’il projette qui plie le monde.
Les figures se détournent,
les serments tombent,
et le silence s’accumule sous sa géométrie.
Son feu attend,
son minéral se souvient,
mais le pouvoir demeure dans la suspension —
la pause avant la chute,
le souffle avant le décret.
Porter cette Fréquence,
c’est éveiller la souveraineté de la retenue.
L’Ombre du sceptre enseigne
que le véritable commandement
n’est pas dans le coup porté,
mais dans l’immobilité qui fait trembler tous les êtres.
L’autorité est ce silence suspendu
au bord du feu —
le monde déjà incliné avant la chute.