Maman mène l'enquête — Jeu d'enquête interactif
📸 3 000 campeurs. 10 indices. Une seule coupable.
Camping municipal des Peupliers, Saint-Sauve-sur-Sarne, été 1994. Le dernier samedi d'août ne se discute pas : kermesse des allées l'après-midi, photo de groupe sur la terrasse à sept heures et demie, moules-frites sous le barnum, lampions à dix heures, bal jusqu'à la fermeture. Tout le monde est là.
Sur la table de la terrasse, sous la lampe, il y a l'Album des étés : couverture orange à spirale, seize pages pour seize étés. La photo de groupe de chaque dernier samedi d'août, et dessous, au feutre noir, tous les prénoms. Mille deux cents prénoms en seize ans.
À dix heures du soir, il est encore là. À minuit et demi, la table est vide.
🧡 Onze jours plus tard, l'album est de retour à son clou
Avec une page de plus.
C'est le seul vol de la vallée où l'on a rendu plus qu'on n'avait pris. La gardienne a défendu qu'on en parle, et la vie a repris, comme elle fait toujours.
👩 Trente-deux ans de politesse, et pas une question posée
Christine avait vingt-deux ans, la fille du bureau, un couffin derrière le comptoir où dormait sa fille de cinq mois. C'est elle qui avait sorti l'album, elle qui avait la clé dans la poche de son short. Personne ne lui a jamais rien dit en face. Personne ne l'a jamais lavée non plus. On est resté poli avec elle pendant trente-deux ans.
Mardi dernier, sa fille — trente-deux ans aujourd'hui — le lui a demandé en face. Elle n'a pas su répondre.
Christine figure elle-même dans le fil de l'été. Et pas n'importe où : carte numéro un. C'est sur elle que vous apprenez à lire une carte — et c'est l'indice 2 qui la raye, sous vos yeux. Elle satisfait les neuf autres. C'est exactement pour cela que la vallée l'a regardée.
🎁 Le cadeau des mamans détectives
C'est le tome 3 de *La famille mène l'enquête* — quatre enquêtes, quatre fêtes de l'année. Celui-ci se joue pour la fête des mères, le dernier dimanche de mai, et il est écrit pour ça : trois tailles de lecture réglables, rien à installer, aucune connaissance technique.
🗂️ Le dossier de Christine, redessiné pour l'écran
Huit pièces, et chacune sert au moins un indice :
• Le planning des douze semaines, punaisé derrière le comptoir — chaque jeudi a sa soirée : la boum dans la salle commune, ou le drap tendu entre deux peupliers.
• Le plan du camping : cent vingt emplacements en deux rangées. Ceux du bord longent la Sarne — on entend l'eau la nuit. Et le numéro ne suit pas l'allée : il suit l'ordre où l'on a creusé les bornes électriques.
• La carte de campeur, recto et verso — le devant dit qui vous êtes : deux cases, Mme et M., et c'est la case qui fait foi, jamais le prénom. Le dos dit depuis combien d'étés : six cases millésimées, et six étoiles sur six, on est du bois.
• La carte du domaine : le bief du moulin traverse tout le camping et ne se franchit qu'en un seul point, la passerelle du meunier. Qui dort au pré du haut la passe quatre fois par jour.
• Le règlement intérieur, ronéotypé, affiché sous verre depuis 1979 — personne ne le lit, tout le monde le connaît. Sauf l'article six.
• La consigne du bureau et son étagère de pellicules. Une pellicule qu'on ne dépose pas, c'est une photo qu'on ne veut pas voir passer entre les mains du bureau.
• Le mémento de la semaine : la semaine n'a pas sept jours au camping. Elle en a cinq où l'on peut descendre acheter au village, et deux où tout est fermé.
• La main courante du 27 août, sept heures notées de la main de Christine, jusqu'à minuit et demi.
Tout est dessiné au trait et en couleur, net à n'importe quel agrandissement : les six dessins s'ouvrent plein écran d'un bouton. Rien à télécharger : les pièces vivent dans le fichier.
✏️ Le crayon rouge : vous composez la consigne, l'écran tient le crayon
Trois mille lignes à rayer une par une, c'est le prix du papier. Ici, vous choisissez la colonne et les valeurs — les hommes, les moins de quarante ans, les allées d'en deçà du bief, les semaines à cinéma — et le fil compte avant de rayer. La case M., par exemple : « cette consigne raye 270 fiches encore debout ». Vous rayez d'un trait. Et « Annuler » remet debout le dernier trait, autant de fois qu'il le faut.
Pour les emplacements, vous composez des plages : « de 21 à 40 », « de 61 à 80 », autant que le plan vous en donne. Vous recopiez ce que la fiche dit, rien de plus.
L'application ne vous suggère jamais rien. Elle ne relie aucune consigne à aucun indice. Croiser l'indice avec la bonne pièce du dossier, c'est votre travail — et c'est tout le jeu. Le crayon rouge ne fait que le geste.
🎨 Dix couleurs, une par indice
Armez le crayon sur l'indice n° 4 : tout ce que vous rayez ensuite se barre dans sa couleur. Un compteur affiche en permanence combien de cartes tiennent encore debout — et l'objectif que vous devriez atteindre avec les indices déjà appliqués. Si les deux chiffres divergent, vous avez sauté quelque chose.
🔍 Trois mille cartes, mais des cartes, pas un tableau
Chaque campeur a sa carte : son nom, sa case du comptoir, son âge, son allée, sa semaine, son emplacement, ses six étoiles, la photo de groupe, le lampion, la pellicule, le jour où elle est descendue au village. Recherche par nom ou par allée, filtres « debout / rayées », et une vue en liste dense pour celles qui préfèrent le tableau du livre.
🧮 Le code, qui confirme sans rien dévoiler
Quand il ne reste qu'un nom, calculez son code avec la table de conversion des vingt-six lettres : (prénom + nom) × âge. S'il tombe sur le code du dossier, vous la tenez. Le code confirme, il ne cherche pas — inutile de calculer trois mille codes. Aucun nom n'est jamais affiché à votre place.
🔒 L'épilogue scellé
La dernière page est écrite dans les vingt-six signes du dossier, et elle ne s'ouvre qu'avec les trois derniers chiffres du code. Elle dit pourquoi l'album est parti onze jours, et ce qu'il y avait sur la page en plus. Ce n'est pas ce que vous croyez. Dans le fichier, ce texte est chiffré : le fouiller ne donne rien.
🆘 Bloquée ? Le dossier vous répond
Comme dans le livre, les dix indices sont réécrits en clair, sans énigme. Et comme dans le livre, la page s'affiche à l'envers : on ne tombe pas dessus par hasard. Un bouton la retourne quand vous le décidez.
Et surtout, le diagnostic : donnez le nom de votre survivante, le dossier vous dit quel indice l'écarte — donc lequel vous avez sauté. Sans jamais nommer la coupable. Chaque innocente du fil ne rate qu'un seul indice : c'est ce qui rend ce diagnostic infaillible.
⏱️ Comptez deux bonnes soirées
À mener d'une traite ou par petites touches : la progression s'enregistre toute seule — rayures, couleurs et indices appliqués compris. Un code de reprise permet d'emporter l'enquête d'un appareil à l'autre. Et la liste des dix indices s'imprime, pour celles qui aiment cocher au stylo.
🔠 Fait pour être lu sans lunettes
Trois tailles de caractères, des boutons larges, du contraste, et une navigation à cinq onglets qu'on comprend au premier coup d'œil. Sur téléphone, les champs de saisie ont leur propre clavier dans la page : celui du système ne surgit jamais pour cacher ce que vous êtes en train de lire. Le jeu fonctionne hors connexion, sur téléphone, tablette et ordinateur.
🧩 Dix indices, et pas un de trop
Retirez-en un seul et il vous restera plusieurs noms : aucun n'est décoratif, aucun ne fait le travail des autres. Ce n'est pas une promesse, c'est vérifié : à chaque fabrication, le fil est recompté règle par règle, et le fichier n'est pas écrit s'il reste une carte de trop.
💾 Ce que vous recevez
• Le jeu complet dans un seul fichier (tout est inclus, aucune connexion requise pour jouer).
• Un PDF pour les utilisateurs iPhone / iPad.
Aucune installation, aucun compte à créer.
📱 Comment y accéder
▶ Android · PC · Mac : ouvrez le fichier du jeu — il se lance directement dans votre navigateur.
▶ iPhone · iPad : Apple bloque les fichiers HTML locaux. Ouvrez le PDF fourni et touchez « Jouer maintenant » : le jeu s'ouvre dans Safari, à l'identique.
Bonne enquête, Maman. Cette fois, posez l'appareil : c'est vous qui êtes sur la photo. 📸