« Toutes les opinions sont absurdes, y compris les nôtres. »
Par cette phrase abrupte, le scepticisme ouvre ses portes. Rien n’est stable, rien n’est certain, aucune vérité n’est absolue. Toute opinion est sujette au doute, toute connaissance entachée d’incertitude. Même le doute n’échappe pas à sa propre remise en question. Le scepticisme n’est pas une doctrine, mais une posture qui, comme le disait Ibn Arabi, se veut :
« réceptive à toutes les formes. »
Alors, si la vérité est insaisissable, pourquoi prendre la vie trop au sérieux ?
Respecter les illusions… car nul ne détient la vérité
Will Durant, dans L’Histoire de la civilisation, écrit :
« Il faut que chacun respecte les illusions des autres. »
Ce n’est pas une invitation à croire n’importe quoi, mais plutôt une reconnaissance de notre tendance humaine à s’accrocher à des illusions réconfortantes.
Si personne ne détient la vérité ultime, chaque vision du monde mérite, au minimum, d’être entendue.
Le philosophe Schopenhauer va plus loin :
« Les gens ont le droit de délirer. »
Autrement dit, chacun a le droit d’exprimer ses pensées, même les plus étranges ou absurdes.
Dans un monde sans vérités absolues, la liberté de penser devient sacrée.
Vis... la mort te poursuit.
Si nous ne pouvons atteindre la vérité, et si notre temps sur Terre est si bref, à quoi bon s’encombrer de sérieux excessif ?
Pourquoi se battre, s’angoisser, s’attrister pour des idées qui, peut-être, ne sont que des chimères ?
Naguib Mahfouz disait :
« Rien ne mérite la tristesse. Laissons-la aux personnes peu avisées. »
Pour le sceptique, la vie n’est pas une énigme à résoudre, mais une expérience à vivre.
Ne cherche pas des réponses définitives, vis les questions.
Ne t’accroche pas, ne t’enferme pas, ne t’identifie pas.
Sois comme l’eau : fluide, flexible et libre.
Conclusion : La sérénité du doute
Le scepticisme n’est pas une voie de désespoir, mais une forme de paix intérieure.
Accepter de ne pas savoir, c’est se libérer.
Reconnaître la relativité des choses, c’est s’ouvrir à la tolérance.
Vivre sans idoles intellectuelles, c’est goûter à la liberté.
Sois sceptique, non par mépris, mais par lucidité.
Sois tolérant, non par faiblesse, mais par sagesse.
Car, au fond...