Panier d'achat
Loading

Comment garder les bonnes résolutions de l’été ?

Janvier a les bonnes résolutions.

Septembre a les mêmes, mais avec encore un peu de sable dans les chaussures.


Parce qu’il se passe quelque chose d’assez étrange pendant les vacances.

On ralentit un peu, on change de rythme et, soudain, notre vie quotidienne nous apparaît avec beaucoup plus de clarté.


On décide qu’à la rentrée, cette fois, les choses vont changer.

On va reprendre le sport. Mieux manger. Lire davantage. Arrêter de repousser ce projet. Passer moins de temps sur notre téléphone. Faire des économies. Ranger régulièrement plutôt que d’attendre que la chaise de la chambre disparaisse sous les vêtements.

Et surtout, on va prendre du temps pour soi.


Évidemment.

Sur une terrasse ensoleillée, avec un café devant soi et aucune machine à lancer, tout cela semble parfaitement réalisable.


Puis septembre arrive.

Et septembre n’a visiblement pas été informé de nos bonnes résolutions.


Septembre, ce deuxième mois de janvier


La rentrée possède quelque chose de particulier.

Même lorsqu’on n’a plus mis les pieds dans une salle de classe depuis vingt ans, septembre conserve cette impression de nouveau départ.

Nouveaux agendas. Nouvelles habitudes. Reprise des activités. Retour à des horaires plus réguliers. Et cette sensation qu’une nouvelle période commence.

Alors forcément, on se projette.

Les vacances nous ont parfois permis de prendre du recul sur notre quotidien. On remarque ce qui nous manque, ce qui nous fatigue ou ce qu’on aimerait changer.

Et cette envie est plutôt une bonne chose.

Le problème commence lorsque nous décidons que puisque nous voulons changer certaines choses, autant tout changer en même temps.

Lundi, sport.

Mardi, cuisine maison.

Mercredi, trente minutes de lecture.

Jeudi, rangement.

Vendredi, méditation.

Et quelque part entre les deux, nous allons également dormir huit heures, boire suffisamment d’eau, appeler plus souvent nos proches et enfin commencer ce projet qui attend depuis six mois.

Sur le papier, notre nouvelle vie est magnifique.

Elle est aussi légèrement surchargée.


La personne des vacances n’a pas tout à fait le même emploi du temps


C’est probablement l’un des pièges.

Pendant les vacances, certaines choses deviennent naturellement plus faciles.

On peut marcher davantage parce qu’on visite. Lire parce qu’on a enfin deux heures devant soi. Préparer un repas tranquillement parce qu’on ne rentre pas à 19 heures avec douze autres choses à faire.

Et dans ce contexte, on se dit :

« À la rentrée, je continue. »

Puis on rentre.

Le réveil sonne.

Les obligations reviennent.

Les journées se remplissent.

Et ce qui semblait très simple quelques jours auparavant demande soudain une véritable organisation.

Ce n’est pas nécessairement que notre motivation a disparu.

C’est le contexte qui a changé.

Alors, avant de conclure que nous sommes incapables de tenir une résolution plus de quinze jours, il serait peut-être intéressant de vérifier si cette résolution avait réellement été pensée pour notre vraie vie.


Une bonne résolution doit pouvoir survivre à un mardi pourri


C’est peut-être le meilleur test.

Pas au dimanche où l’on est reposé, motivé et parfaitement organisé.

Un mardi.

Celui où l’on a mal dormi, où quelque chose a pris du retard, où le frigo est presque vide et où notre motivation a décidé de prendre sa journée.

Est-ce que notre résolution fonctionne encore ?

Si « reprendre le sport » signifie obligatoirement faire une heure cinq fois par semaine, la première période compliquée risque de tout faire voler en éclats.

Si cela signifie retrouver une activité régulière, vingt minutes peuvent parfois suffire à maintenir l’habitude.

Si « mieux manger » implique de cuisiner chaque repas avec douze ingrédients frais, le soir où nous n’avons aucune envie de cuisiner risque de devenir compliqué.

Le problème n’est donc pas toujours la résolution.

C’est parfois la taille que nous lui avons donnée.


Pourquoi voulons-nous toujours commencer parfaitement ?


Il y a quelque chose d’assez séduisant dans les nouveaux départs.

On achète le carnet.

On prépare le programme.

On choisit la date.

Et lundi matin, nous allons devenir cette personne incroyablement organisée que nous avons imaginée pendant les vacances.

Sauf qu’une habitude n’a pas besoin d’être parfaite pour devenir une habitude.

Elle a surtout besoin de pouvoir être répétée.

Faire trente minutes vaut mieux que renoncer parce qu’on n’en avait pas soixante.

Lire cinq pages compte toujours comme lire.

Mettre vingt euros de côté n’est pas inutile parce qu’on avait prévu cinquante.

Une petite action répétée pendant plusieurs mois peut finalement changer davantage de choses qu’un programme parfait abandonné au bout de dix jours.

Ce n’est pas très spectaculaire.

Mais ça fonctionne beaucoup mieux dans une vraie vie.


Et puis il y aura forcément un jour où tu ne le feras pas


Voilà.

C’est arrivé.

La séance de sport prévue n’a pas été faite.

Le repas parfaitement équilibré s’est transformé en solution rapide.

Le livre est resté fermé.

La nouvelle organisation a tenu neuf jours avant qu’un imprévu ne vienne tout déranger.

Et notre cerveau possède parfois une logique fascinante :

« Puisque j’ai raté aujourd’hui, c’est foutu. »

Non.

Tu as raté aujourd’hui.

C’est tout.

Une habitude ne disparaît pas parce qu’on l’interrompt une fois.

Ce qui la fait souvent disparaître, c’est plutôt la décision de ne pas la reprendre parce qu’on considère que nous avons déjà échoué.

Une résolution n’a pas besoin d’être tenue parfaitement. Elle a besoin d’être reprise.

Et ça change beaucoup de choses.


Peut-être que certaines résolutions ne nous appartiennent même pas


Septembre apporte aussi son petit catalogue de ce que nous « devrions » faire.

Se remettre en forme.

Être plus organisé.

Être plus productif.

Mieux gérer son temps.

Avoir davantage de projets.

Mais avons-nous réellement envie de tout cela ?

Ou avons-nous simplement absorbé l’idée qu’une rentrée réussie devait forcément s’accompagner d’une nouvelle version améliorée de nous-mêmes ?

Toutes les résolutions ne méritent pas d’être conservées.

Certaines peuvent être abandonnées sans culpabilité simplement parce qu’après réflexion, elles ne correspondent pas vraiment à ce que nous voulons.

Avant de chercher comment tenir une résolution, une question peut donc être utile :

« Est-ce que j’ai réellement envie de ça, ou est-ce que je pense simplement que je devrais en avoir envie ? »

La différence est importante.


Il vaut peut-être mieux choisir moins


Nous surestimons souvent ce que nous pouvons changer en une semaine et sous-estimons ce que nous pouvons changer en plusieurs mois.

Alors pourquoi ne pas choisir une ou deux choses ?

Pas quinze.

Une habitude qui améliorerait réellement notre quotidien.

Quelque chose d’assez important pour nous donner envie de continuer, mais d’assez réaliste pour trouver sa place dans nos journées ordinaires.

Puis laisser cette habitude s’installer avant d’en ajouter une autre.

Ce sera peut-être moins impressionnant sur le magnifique planning préparé pour la rentrée.

Mais notre objectif n’était probablement pas d’avoir un beau planning.

C’était que quelque chose change réellement.


Et si les vacances avaient simplement montré une direction ?


Toutes les bonnes résolutions prises pendant l’été ne sont pas destinées à devenir des règles.

Peut-être que certaines nous donnent simplement une information.

Si tu t’es senti mieux parce que tu marchais davantage, il y a peut-être quelque chose à conserver.

Si tu as retrouvé le plaisir de lire, peut-être que ce plaisir mérite une petite place dans ton quotidien.

Si tu as apprécié de passer moins de temps devant un écran, ce n’est peut-être pas nécessaire de supprimer toutes les applications de ton téléphone. Quelques moments sans écran peuvent déjà faire une différence.

Il ne s’agit pas forcément de reproduire la vie des vacances toute l’année.

Ce serait légèrement compliqué.

Il s’agit plutôt de se demander :

« Qu’est-ce qui m’a fait du bien et comment puis-je en garder un petit morceau dans ma vraie vie ? »

Là, la résolution devient beaucoup plus intéressante.


Alors, on garde quoi de nos grandes décisions de l’été ?


Peut-être moins que prévu.

Mais mieux.

Une résolution suffisamment petite pour entrer dans notre quotidien.

Suffisamment souple pour survivre aux imprévus.

Suffisamment importante pour nous donner envie d’y revenir lorsque nous l’avons laissée de côté.

Et surtout, une résolution qui nous appartient réellement.

Parce que septembre n’a pas besoin de devenir une opération complète de rénovation personnelle.

Nous n’avons pas besoin d’une nouvelle version de nous-mêmes à chaque rentrée.

Parfois, quelques ajustements suffisent.

Et si la merveilleuse personne ultra-organisée imaginée sur la plage n’a pas complètement survécu au retour des vacances, ce n’est peut-être pas très grave.

Elle avait de bonnes idées.

Il fallait simplement les adapter à la personne qui doit maintenant les vivre un lundi matin.


☕ Si tu ne me connais pas encore, bienvenue chez Plume d’écume.

Dans Parfaitement Imparfaites, j’aime justement partir de ces choses très ordinaires pour aller regarder ce qui se cache derrière nos habitudes, nos choix et nos fameux « il faudrait que… ».

Chaque thème est accompagné d’un atelier avec des questions auxquelles répondre directement, puis de pistes de réflexion pour aller plus loin.

Parce qu’une résolution écrite sur une liste peut disparaître rapidement.

Mais comprendre pourquoi on a réellement envie de changer quelque chose peut déjà lui donner un peu plus de chances de rester.


👉 Découvrir Parfaitement Imparfaites : 

https://payhip.com/plumedecume