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Confession sanguinaire

Je vous laisse lire ce petit texte. Ce sont les confessions d'un assassin.

Ce n'est pas léger, ni joli. J'espère que ce sera lisible pour vous et pas trop lourd.

Je ne le partage pas sur les réseaux sociaux. Ce n'est pas très lumineux. Ceux qui auront besoin de le lire pour se décharger iront le lire.

Bonne lecture, et merci de vos passages ici. Je vois des visiteurs du monde entier passer sur le site.

Où que vous soyez, prenez soin de vous, de vos proches, et de vos cœurs qui ont tellement besoin de tendresse à notre époque.

Si vous vivez des situations difficiles sachez que vous n'êtes jamais seuls, et que la Foi est la torche qui éclaire vos vies. Gardez-la bien vive et flamboyante. Plonger dans cet océan d'amour qui est partout. Oui cette source infinie est de l'amour infinie. La Foi c'est se laisser porter par cette force.

Pensez à la station de la passion du Christ avec Véronique (qui veut dire en grec "porteuse de victoire"). C'est la clé. En russe Véra, c'est la foi. L'origine du mot est différente, mais la sonorité est proche.

Aujourd'hui c'est les rameaux, le retour de l'esprit joyeux et lucide qui veut partager et fêter la vie. Que cette énergie vous envahisse de partout.

Bonne lecture.


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Je crois que je suis comme ça depuis que je suis petit. J'ai toujours eu la rage et la haine en moi. C'est comme ça j'y peux rien. Je supporte pas autre chose que la rage en moi et chez les autres. C'est ma nature. C'est comme si un chien enragé m'avait mordu petit. Depuis j'ai ça dans le sang.

Au début j'ai bu, j'ai fumé, j'ai fait des conneries avec les copains. Rien de grave. C'était juste pour lâcher ce qu'il y avait à lâcher. Puis un jour c'est le chien d'un copain. Il l'a mordu à la jambe, alors ni une ni deux, j'ai pris une barre en fer posée à terre, puis j'ai tapé. Le chien ne le mordait plus, il était dans les vapes, et moi je continuais à taper. J'ai tout donné. Et j'ai aimé.


Sur le coup j'ai eu un sentiment étrange, je crois que cela me dérangeait de ressentir du plaisir. Mais pas pour longtemps. La sensation forte et excitante m'a donné envie de recommencer. J'ai fait ça en douce cette fois. Y'avait plus de chien qui mordait. De temps en temps je titillais un chien pour qu'il agresse quelqu'un et que je puisse le refaire. Je voulais retaper pour sentir cette force et c'te truc qui poussait en moi. Je sais pas si vous avez déjà essayé, mais c'est grandiose. Il y a un sentiment de puissance que vous ne pouvez pas imaginer. Je peux le faire sur un moineau, j'aurais la même sensation. Je prends mon shoot.


Maintenant je tape plus juste pour taper, je les pique, je les fais un peu attendre. Puis je vise les gens aussi. Si ces des animaux qui appartiennent à d'autres, je déverse ma rage, et ça va sur les autres. On est tous en rage. Je suis plus tout seul. Quand je vois ces gueules de connards avec leur sourire jusqu'au coin des lèvres, pour rien parfois en plus. J'ai juste envie de leur crier, connard, toi aussi tu vas morfler, comme moi. Moi aussi je voudrais réussir, monter, être vu, et avoir une belle petite blonde qui me fait ma cuisine, me dorlote, mais non, c'est pas ça la vie. Alors tu vas fermer ta gueule. Arrête de me mentir avec tous tes trucs de merde là.


Quoi j'ai bobonne, mais bon c'est bobonne. Elle est pas la plus belle, elle chante comme une poubelle, m'enfin, fallait bien se mettre avec quelqu'un. Et moi, comme à chaque fois je tape dans le mille, je décroche des gros lots. C'est pas les gros lots les plus fins et les plus extras. Ils me portent la poisse, me volent, me trahissent, mais bon c'est comme ça. J'ai la rage, et la poisse. Quoique j'ai c'est moche et dépassé. Personne ne sait aimer sur terre, tout le monde prend à tout le monde. Alors bon ben, je prends ce que je peux. Et viens pas me chanter ta merde de louanges d'espoir, de ritournelle d'amour. Tu frappes pas à la bonne porte.


Donc je disais, je les pique avec un objet bien pointu et long. Je fais ça surtout sur les chats maintenant. Je fais mariner le truc. Puis après je regarde bien attentif les maîtres qui s'en aperçoivent et qui commencent à flipper. Ça me fait marrer de voir leur tronche toutes déconfites. Ha les baltringues. Les sensibles... Tous des connards.

Quand ils ont bien chialé, ils se calment ensuite. Là je patiente. Je les laisse reprendre un peu pied, puis juste au moment où y'a un léger pic, je viens foutre du poison dans un petit bout de viande dans le coin du chat. Ça marche quasi à tous les coups. Les chats aiment pas mourir en public. Ils se trouvent toujours un coin pour crever en silence. Les maîtres les retrouvent quasi jamais. C'est le kiff du flip des proprios. Ha les pétoches qu'ils ont, et la tronche qu'ils tirent, c'est fendart. Je fais plus dans la délicatesse maintenant. Les abattage à la barre ça m'a passé. Ça c'était avant. Maintenant je suis un garçon rangé.


Je vais pas m'arrêter, c'est ma raison de vivre de voir la rage sur leur petites gueules déconfites. Depuis que j'ai compris ça, je joue que sur ça. Je suis pas un boucher rapproché, je suis un boucher acuponcteur. Je fais dans le chirurgical moi. Je suis presque distingué.


Leur place de merde de fils de bourges de mes deux, ils peuvent se la foutre bien au cul quand on les voit pleurer comme des tapettes devant leur boule de poile morte ou disparue. Des putains de baltringues je vous dis. Est-ce que moi j'étale ma vie avec bobonne, est-ce que je fais chier les gens en chantant à tue tête, est-ce que je parle de mes dernières vacances, des cocktails que j'ai pris là-bas, des soirées ici, de mes activités "plôsirs"... Mais non je le fais pas. Je suis un gars rangé moi, je viens pas étaler ma vie comme ça. On dirait des gamins qui racontent tout à papa et maman... Insupportable... J'en peux plus de ces gars. Je vous parle pas des nénettes, parce que là, je veux pas dire, mais ça frise la folie. Les nanas c'est des folles. Celles qui vivent seules encore plus, je peux pas me les pifer celles-là. Tu peux pas te trouver un mari au lieu de vivre en égoïste. Toutes des morues de toute façon. Elles sont là sans mari, sans amant parfois, sans raison peut-être d'être ici. C'est les pire. Vraiment. Puis tu leur dis un truc, si ça leur plait pas elle te répondent comme ça, direct. Des putes. Je te leur filerai une de ces rouste moi. Des putes. Avec leur petit cul libre comme l'air. Ça devrait être interdit. On devrait les enfermer. D'où tu te ballades sans attache.


Enfin ouais, je les tue. Mais c'est pour la bonne cause. Y'a trop de bêtes. C'est comme les humains. C'est interdit de les tuer les humains. Mais les chats, tout le monde s'en fout. Les gendarmes, ben tiens, ils ont d'autres chats à fouetter, haha, justement. J'ai le champs libre. Comme le p'tit cul de ces dames, là. Des putains d'amazones de merde. Toutes des putes. Entre-nous, même bobonne. Toutes de putes.

Moi je dis que la vérité. C'est sur que la vérité est pas belle à entendre, ça j'en ai bien conscience. M'enfin faut la sortir de temps en temps.