Sur X et autres réseaux sociaux.
Ici, le défilé des images et des mots nous donne le tournis. Ça happe. Je me souviens d'un texte latin de Marc Aurèle (dont le nom m'a été rappelé par une internaute) où on l'entraîne aux jeux alors qu'il ne le veut pas. Il y va en fermant les yeux et résiste pour ne pas se faire happer par la folie du cirque.
Malgré ses efforts, en entendant les sons et la foule, même sans voir, il se retrouve entrainé par la frénésie du jeu...
Bien sûr ici, on ne tue pas. On partage. On vend, on marchande, on "farm".. Mais le principe reste le même : happer.
Vous me direz, le point positif est que l'information circule sur ces réseaux.
En vérité sous prétexte de se tenir informé, (comme si cela pouvait changer les choses en sachant beaucoup et qu'est-ce qu'on retient vraiment de ce "beaucoup" ?), on s'accroche. A quoi ? A des comptes, des avatars et des "story" de untel ou unetelle, et de l'information en continue.
La question est pourquoi nous faisons cela, et qu'est-ce qui a besoin d'être nourrit quand nous le faisons.
Je remarque aussi autre chose : le numérique réduit certaines distances qu'on peut avoir naturellement dans la vraie vie.
Par exemple sur X les gens racontent des choses intimes à des inconnus. Dans le réel ou avant on partageait nos peines et joies avec nos proches. Sur les réseaux on est poussé à les partager au monde entier. Nos relations sont des algorithmes. Nos réconforts des petits messages.
Ne pensez pas que je ne m'inclue pas dans l'équation. Je vis l'expérience comme vous. Je la décris.
Quelque chose ne va pas. Quelque chose qui semble ordonné et propre ne l'est pas. La technologie est très intéressante. La manière dont on l'emploie n'est pas encore adéquate. Il faut ajuster notre manière de l'utiliser sur des critères que je ne connais pas encore.
Il y a surement des gens qui y réfléchissent ou y pensent. En attendant de les trouver, et de trouver des solutions tachons de mieux maitriser ces outils encore sauvages. Chevauchons-les pour mieux les dompter et ne pas nous laisser submerger par eux.
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