Genèse de la Mort
GENÈSE DE LA MORT – FRAGMENT 33
RETOUR VERS L’INTÉRIEUR
Ce n’est pas une fin.
Ce n’est pas une cassure.
C’est un effacement doux,
un art ancien, subtil, de retirer la main,
quand le geste a déjà tout donné.
Ce fragment ne parle pas de perte,
mais d’un relâchement sacré —
quand ce qui tient n’a plus à tenir.
Un mouvement silencieux,
qui n’enlève rien,
mais allège tout.
Logée au cœur du Codex de la Genèse,
la Genèse de la Mort incarne une respiration inverse :
celle du repli juste,
celle du passage sans bruit,
celle qui permet à la forme de ne pas se figer.
Ici, la mort n’est ni drame ni disparition.
Elle est transfert d’espace,
un retour vers le dedans
quand le dehors a fini son œuvre.
⚰️ Ce fragment pourrait un jour ouvrir les portes d’un Codex de la Mort,
tissé de 64 effacements nécessaires,
où l’on n’apprendrait pas à finir,
mais à se retirer avec art,
sans peur, sans résistance.
🜂 Ce texte est scellé.
Il ne clôt rien.
Il rend au silence ce que la parole ne porte plus.
Ce n’est pas un adieu.
C’est une main retirée avec justesse.