Genèse de la Parole
QUAND LE SOUFFLE PRIT CORPS
Genèse de la Parole – Fragment 20
(extrait du Codex de la Genèse)
Ce n’était pas un mot.
Ce n’était pas une voix.
Juste un appel nu qui voulait prendre forme.
Un tremblement dans le silence,
non pour dire,
mais pour faire vibrer.
Quelque chose s’est avancé —
non pour enseigner,
mais pour ouvrir un espace où l’écoute devient présence.
La Parole ne voulait pas convaincre.
Elle cherchait simplement un corps où résonner.
Ce vingtième fragment du Codex de la Genèse
ne décrit pas un langage.
Il évoque la naissance d’un seuil,
un passage où le souffle entre dans le monde
sans chercher à l’expliquer.
La Parole ici n’est pas fonction.
Elle est frisson d’origine,
ouverture vibratoire entre deux silences.
🗣 Un Codex de la Parole pourrait émerger un jour,
composé de 64 impulsions vibrantes,
où chaque expression serait une manière d’habiter le dire sans forcer le sens,
de laisser résonner ce qui veut naître sans être interprété.
🜂 Ce texte est scellé.
Il ne cherche pas à être compris.
Il invite ce qui écoute à devenir passage.
Ce n’est pas une parole.
C’est le souffle qui cherche encore un lieu pour se dire.