Genèse du Bâtisseur
LA MAIN FONDATRICE
Genèse du Bâtisseur – Fragment 28
(extrait du Codex de la Genèse)
Ce n’était pas une action.
Ce n’était pas une intention.
C’était la naissance silencieuse d’un lieu où le chaos pouvait s’arrêter.
La main ne voulait pas créer.
Elle voulait porter une direction venue d’ailleurs,
tenir sans façonner,
recevoir sans vouloir.
Avant la forme,
avant l’idée,
il y eut le besoin d’un point d’appui qui ne tremble pas.
Le monde n’a pas été bâti.
Il a été permis par la présence d’un axe immobile.
Ce vingt-huitième fragment du Codex de la Genèse
ne célèbre pas la construction.
Il pose le cœur d’un ordre vivant,
non imposé,
mais entendu dans un alignement intérieur.
Le Bâtisseur ici n’est pas l’architecte.
Il est l’être qui sait où se tenir pour que l’espace puisse s’ouvrir.
🧱 Un Codex du Bâtisseur pourrait un jour prendre forme,
constitué de 64 fondations invisibles,
chacune incarnant un alignement juste,
un mouvement précis qui permet au réel de se déposer sans être capturé.
🜂 Ce texte est scellé.
Il ne montre rien.
Il manifeste l’écoute profonde qui permet aux structures d’émerger sans violence.
Ce n’est pas une fondation.
C’est la mémoire vibratoire d’un monde qui ne force rien, mais soutient tout.