Salamanca
Score et partitions
Salamanca
Fantaisie pour Quintette à Cordes soliste et Orchestre d’Harmonie
Durée 4’50 ‘’
Salamanque est un lieu légendaire qui apparaît dans de nombreuses légendes hispano-américaines. C'est un repaire où les sorcières et les démons tiennent leurs réunions. La légende espagnole de la grotte de Salamanque est à l’origine de cette tradition.
Légende de Santiago del Estero (Argentine)
Selon les habitants de Santiago et d'autres régions du nord de l'Argentine, Salamanque, en tant que produit du métissage culturel, est un espace dédié à l'enseignement et à l'échange de connaissances, situé dans une grotte ou dans les montagnes. Là, l'initié apprend l'art qui l'intéresse (apprivoiser, danser, jouer de la guitare, guérir, lancer des sorts, etc.) en suivant les leçons du Supay (le diable). La tradition dit que si quelqu'un écoute la musique de Salamanca, il tombera dans une vie de terreur, à moins qu'il ne soit une personne de bonne foi ou qu'il ait un chapelet dans les mains pour éviter de tomber dans la tentation du Supay.
Beaucoup affirment que divers artistes désireux de tirer le meilleur parti de leur talent viennent à Salamanque pour conclure des pactes avec le diable. Cela implique également un « repos » rempli de souffrance. Plusieurs artistes ont reflété Salamanque dans leurs œuvres, tant visuelles que musicales.
Inspirée de cette légende, Salamanca est une espèce de danse macabre sur un rythme traditionnel de la culture Inca appelé Huayno,
Semblable au travail d’un architecte, le compositeur n’est généralement pas libre pour faire de la musique. Il doit « composer » avec les données financières du client (budget global pour la réalisation, salaires des musiciens et des solistes), les propriétés et disponibilités des matériaux (niveau technique de l’orchestre et des solistes) et finalement le côté artistique.
Quant aux contraintes lors de la commande (les conditions du commanditer), l’écriture tient compte des moyens humains et financiers : difficulté de la pièce, durée et nombre de solistes (quartette ou quintette à cordes).
En suivant ces consignes, la pièce est en dialogue concertant entre le quintette et l’orchestre. Le quintette assume le rôle de soliste en exposant les thèmes principaux et en les développant.
L’orchestre, loin d’être un simple accompagnateur, établit un réel dialogue thématique avec le quintette, en apportant les contrastes sonores et dynamiques, mais aussi une partie des développements des thèmes.
L’orchestration est très attentive à l’équilibre sonore en sachant que l’orchestre est plus puissant que les cordes.
Le quintette commence directement avec l’exposition du thème 1.
A la mesure 32 un bref passage de divertimento par le quintette de clarinettes.
Mesure 42, deuxième exposition du thème 1, orchestré cette fois.
Mesure 67 le divertimento revient, autrement traité.
A la mesure 76 le thème 2 apparait, exposé par l’orchestre.
Mesure 87 le quintette reprend avec un passage de préparation.
A 102 le thème 2 est repris en mode mineur et donne lieu à un développement au style classique jusqu’à 136 où le divertimento sert de dialogue entre les solistes et l’orchestre.
A 154 le thème 1 revient, réexposé par l’orchestre seul et un autre dialogue intervient en utilisant des fractions du même thème.
A 190 le thème 2 revient en se développant comme passage de nouveau dialogue.
A 219 le thème 2 prend une grande dimension orchestrale et après un bref passage du quintette, la conclusion finale en utilisant la fin du thème 1.