Corps étranger
Lise a deux décennies. Elle est étudiante, elle affiche un sourire, elle affirme que tout va bien. Elle prend parfois ses repas, refuse souvent, et par-dessus tout, elle dissimule tout.
Autour d'elle, personne ne perçoit ce qui vacille. Ou bien, on feint de ne pas le voir. Car Lise a appris à masquer ses véritables émotions. Cela est même devenu une sorte d'art.
Cependant, à l'intérieur, quelque chose commence à se fendre. Un fardeau non visible. Une voix qui lui est familière. Un affrontement silencieux contre la faim, le reflet, les chiffres. Contre sa propre personne.
Et si la véritable souffrance débutait là où les autres estiment que tout s'améliore ? Lorsque le corps retrouve sa forme, mais que l'esprit, lui, hésite, quand la guérison suscite autant d'angoisse que la maladie ?
Les garçons ne pleurent pas (sauf quand il pleut)
Camille, 17 ans, n'a jamais cru aux grandes histoires d'amour. Elle a appris à se débrouiller seule, à cacher les silences de chez elle derrière des sourires trop grands. Puis il y a Adam.
Lui, c'est le garçon du fond de la classe. Celui qui ne parle à personne. Celui qui disparaît quand il pleut. Celui qui semble porter un monde en équilibre sur ses épaules sans jamais le laisser tomber.
Elle pensait que les garçons ne pleuraient pas.
Mais Adam lui prouvera que certaines larmes ne coulent qu'à l'intérieur.
Entre secrets, maladresses, fous rires volés et rendez-vous sous la pluie, Camille va découvrir que parfois, aimer, c'est juste apprendre à rester.
FYCTIA
Silences griffés
Maëlle ne souhaitait nullement attirer l'attention. Encore moins recevoir une sanction dans une salle oubliée au sous-sol de son établissement scolaire. Cependant, ce qu'elle y découvre dépasse tout ce qu'elle aurait pu envisager : une trappe cachée, un ancien coffre… et des carnets vierges, reliés en cuir noir, qui semblent chuchoter dans le calme. Lorsqu'elle souffle sur les pages, l'encre se révèle, délicate, incertaine. Des voix émergent. Celles d'élèves disparus, de souvenirs perdus, d'un passé que l'établissement avait cherché à dissimuler. Parmi ces voix se trouve : Isadora, âgée de seize ans, membre d'un ancien cercle secret dont les règles ont laissé des marques invisibles… et des blessures profondes. Au fur et à mesure que Maëlle feuillette les pages, les chuchotements deviennent plus pressants. Et plus périlleux. Chaque mot perçu semble altérer sa mémoire. Chaque page tournée efface une partie d'elle-même. Cependant, certains silences ne se contentent pas d'être lus. Ils lacèrent.