Genèse du Gardien
CE QUI NE CÈDE JAMAIS
Genèse du Gardien – Fragment 29
(extrait du Codex de la Genèse)
Il ne montre rien.
Il ne s’affiche pas.
Et pourtant, tout tient encore parce qu’il est là.
Il ne combat pas.
Il ne refuse rien.
Il demeure, sans mouvement, sans mot,
à l’endroit précis où le monde aurait pu basculer.
Le Gardien n’a ni nom,
ni fonction à remplir.
Il est axe, densité, verticalité nue.
Pas pour défendre,
mais pour que le passage reste ouvert — même dans la nuit sans horizon.
Ce vingt-neuvième fragment du Codex de la Genèse
n’érige pas une figure.
Il honore une vibration fondamentale,
celle d’un maintien sans posture,
d’une fidélité silencieuse à ce qui doit encore advenir.
Le Gardien ici n’est pas un protecteur.
Il est la force immobile qui rend la continuité possible.
🛡 Un Codex du Gardien pourrait s’esquisser un jour,
fait de 64 tenues debout,
chacune portant une manière d’être axe sans bruit,
de veiller sans vouloir,
de tenir sans posséder.
🜂 Ce texte est scellé.
Il ne révèle aucun pouvoir.
Il maintient simplement la présence de ce qui refuse de céder à l’effondrement.
Ce n’est pas une défense.
C’est la mémoire intacte d’un monde encore juste.