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La dernière étoile filante de l'année
Il faisait un froid à fendre les pierres, ce soir-là, le dernier de l'année. La neige tombait sans bruit sur le petit pont de bois, à l'entrée du village, et Mira s'y était assise, les genoux ramenés contre elle, pour attendre. Les autres enfants du...
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Avant la première page
La maison dort encore. Dehors, la nuit hésite à quitter le ciel. Les lampadaires éclairent des rues désertes où rien ne semble pressé de commencer. Les arbres demeurent immobiles, comme s'ils retenaient eux aussi leur souffle avant l'arriv...
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La paix des eaux profondes
Il y avait quarante-sept ans qu'il courait. Pas sur des routes. Pas dans des gymnases. Dans sa propre vie — cette course invisible et épuisante que personne ne voit de l'extérieur parce qu'elle ne fait pas de bruit, parce qu'elle ressemble à du trav...
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L'âme du léopard
Elle s'appelait Amara. Et ce matin-là, quelque chose en elle savait. Pas avec la tête — avec la peau. Avec cette partie d'elle-même qui vivait plus bas que les pensées, plus profond que les mots, dans ce lieu du corps où les sensations arrivent avan...
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Pourquoi les gens deviennent-ils si froids ?
Il y a quelque chose qui fatigue profondément les êtres aujourd’hui. On le ressent dans les regards. Dans les conversations trop rapides. Dans cette manière que les gens ont parfois de répondre sans écouter vraiment. Comme si le monde entier avançai...
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LES ESCARPINS Un texte d'Élisabeth de Cordoba
Il y a quelque chose dans les escarpins que certains hommes ne savent pas expliquer. Pas le cuir. Pas la forme. Pas même la hauteur du talon — ce n'est pas une question de centimètres. C'est quelque chose de plus subtil, de plus insaisissable, quelq...
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LA BOUTEILLE DE WHISKY Un texte d'Élisabeth de Cordoba
Il y a des choses qu'un homme tient différemment selon ce qu'elles représentent pour lui. Une bouteille de whisky — une vraie, pas celle qu'on attrape distraitement sur une étagère un vendredi soir sans vraiment la regarder — une vrai...
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JE SUIS LE BAOBAB Un conte d'Élisabeth de Cordoba
Je suis né d'une graine. C'est toujours comme ça que ça commence — même pour moi. Même pour le plus vieux baobab de la savane africaine. Une graine minuscule, dure comme de la pierre, enfouie dans la pulpe blanche et acidulée de mon fruit. Quelqu'un...
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Il y a des silences qui parlent plus fort que les mots.
Des silences que l’on porte sans même s’en rendre compte. Ils vivent dans les regards qui s’échappent, dans les mains qui hésitent, dans les départs que personne ne remarque vraiment. On croit souvent que les gens racontent leur vie avec leurs parol...
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Les chevaux blancs de Camargue
Il existe des lieux qui ne se racontent pas vraiment. Ils se respirent. Ils s’attrapent entre deux silences. La Camargue en fait partie. On pourrait parler de ses étendues infinies, de l’eau qui hésite entre mer et terre, des vents qui sculptent les...
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Le silence après avoir publié
Il y a un moment dont on parle peu. Un moment qui arrive juste après. Après les heures d’écriture, les corrections, les doutes, les reprises… Après ce point final qu’on pose avec un mélange de soulagement et de fatigue. Ce moment, c’est le silence. ...
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La terre qui brûle encore
Il y a des feux que personne n'éteint. En ce moment même, pendant que tu lis ces mots, quelqu'un court. Pas pour le plaisir, pas vers quelque chose — mais loin. Loin d'une maison qui n'est plus qu'une odeur de cendres et de souvenirs calcinés. Loin ...
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Ce qu’on ne dit qu’en créole
Sa ki ka di sèlman an kréyòl C’est ma grand-mère qui m’a élevé parce que ma mère n’a pas su rester. On ne l’a jamais dit comme ça. Personne n’a prononcé le mot laisser tomber. On disait seulement : — Elle est partie. — Elle avait ses raisons. Puis o...
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Le Prénom sur le Banc
Elle n'aurait pas dû s'arrêter. C'était un mardi comme les autres. Sara marchait vite, tête baissée, les mains enfoncées dans les poches de son manteau. Le parc Beaumont était le chemin le plus court entre son appartement et son bureau. Rien de plus...
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La Pièce Derrière le Mur
Bretagne — Novembre 2024 La maison sentait l'humidité et le temps. Sarah Lemaire posa sa mallette d'architecte sur le plancher craquant du couloir d'entrée et regarda autour d'elle. Vieux murs de pierre grise. Poutres noircies par des décennies de f...
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