LAMOTHE - Les soirées de Constantinople
Livre de 138 pages, imprimé à la demande
ISBN : 978-2-37867-162-4
Livre de 138 pages, imprimé à la demande
ISBN : 978-2-37867-162-4
Alexandre de Lamothe est le nom de plume de Pierre-Alexandre de Bessot de Lamothe, qui naquit à Périgueux (24) le 8 janvier 1823, sixième de huit enfants.
Deux de ses ancêtres ont occupé les postes de conseillers du roi et de contrôleur en l’élection de Périgueux. La Révolution a contraint les familles à s’exiler ; au retour, elles retrouvent un château en ruines.
Lamothe a d’abord un précepteur, dont il ne reçoit que les premières leçons. Puis il est envoyé au petit séminaire de Brives comme beaucoup d’enfants de l’aristocratie périgourdine de l’époque. Il se montre un écolier modèle et envisage se tourner vers le sacerdoce, mais ce n’est qu’une velléité passagère.
Ses ancêtres ont vécu sur leurs terres, très attachés au sol et aux coutumes de la province. Mais les conditions de la vie ont changé et le nombre des enfants limite les ressources de la famille. Il reste au bachelier à choisir une carrière : l’École des Chartres le tente, mais des études préparatoires sont nécessaires ! Il s’en ouvre à sa mère qui envisage avec angoisse la perspective de son départ ; son aîné Louis a déjà quitté le foyer… elle a formé l’espoir qu’au moins Alexandre restera près d’elle et assumera la gouvernance du domaine.
Le jeune homme part et se met à l’ouvrage, quand il s’aperçoit que la pension allouée est bien mince : ni lui ni les siens n’ont soupçonné à Périgueux les exigences de la vie parisienne ! Alexandre garde pour lui seul cette constatation pénible et demande à son seul travail les ressources dont il a besoin. À l’âge du plaisir, il s’astreint à un véritable labeur et à la tâche ingrate de répétiteur ; ce qui lui révèle ses dispositions pour le professorat.
En novembre 1847, il entre à l’École convoitée, classé 6e de la promotion, place qu’il conserve jusqu’à la fin de ses études. En novembre 1850, il doit présenter sa thèse, mais il ne répond pas à l’appel : son père est mort en avril et Mme de Lamothe a espéré retenir son fils près d’elle ; un mariage qui le fixerait en Périgord est même ébauché, en vain. De retour à Paris, Alexandre songe sérieusement à l’enseignement ; une place de professeur est vacante au collège de l’absorption de Nîmes, dirigé par le fondateur des actions assomptionnistes. Le postulant l’obtient.
En 1852, une opportunité se présente : un prince de la plus haute noblesse russe recherche en France un gouverneur pour son fils. Le nom des Lamothe et leur alliance réveille des souvenirs au prince qui propose un engagement au jeune homme.
Lors d’une visite avant son départ, Alexandre remarque une jeune fille dont la grâce et la simplicité le charment : Melle Thécla de Bonet d’Oléron, fille du propriétaire de l’hôtel où séjourne sa sœur.
Dès son arrivée en Russie, le “maître” est mis à l’épreuve : chaque dimanche un service orthodoxe est célébré dans la chapelle du château… il décline l’invitation, avec l’intention d’entendre la messe à l’église catholique. Cette déclaration est accueillie avec une froideur. Le lendemain, il s’apprête à exécuter son dessein quand le prince se présente : « Vous êtes un homme, j’ai voulu vous éprouver… une voiture vous attend dans la cour et je vous accompagne à la messe ! »
Son premier ouvrage est consacré à la lutte avec les protestants : les Camisards, la presse catholique l’accueille avec enthousiasme. Puis il publie Les faucheurs, relatif à un épisode de l’histoire polonaise. La valeur littéraire compte peu aux dires de l’écrivain animé par la foi qui place la morale en premier lieu. Le succès de ses premières œuvres lui attire l’attention d’un grand éditeur parisien, qui lui offre des conditions brillantes, sous réserve qu’il modifie sa manière et atténue la note catholique de ses écrits. Alexandre de Lamothe repousse la proposition avec indignation.
Des voyages en Angleterre et en Irlande lui fournissent de quoi écrire quelques ouvrages. L’Auberge de la mort retrace le séjour à la Nouvelle-Calédonie des déportés de la commune ; Lamothe y glorifie le rôle civilisateur des missionnaires, avec une foule de détails maritimes et géographiques, qui font prévoir l’évolution prochaine de son auteur vers les romans d’aventure.
Rentré en France, il épouse Thécla de Bonet d’Oléron, le 22 octobre 1860 à Avignon. Trois garçons viendront : Étienne en 1868, un second fils mort en bas âge et Paul en 1873. Alexandre de Lamothe reçoit le poste d’archiviste à Nîmes où il exerce ses fonctions dans un calme absolu jusqu’en 1880. Là, un décret de la République ordonne l’expulsion des religieux ! Le fonctionnaire refuse d’assumer toute complicité, même indirecte, dans cette mise à l’écart. Le préfet zélé soulève le conflit : choisir entre Dieu et les hommes ? L’archiviste de Nîmes prend sa retraite !
L’activité éditoriale d’Alexandre de la Motte est multiforme, il publie le livret La fée des grèves au moment de l’épanouissement de Biarritz, puis de nombreux articles dans des journaux ou revues, sans compter les œuvres d’érudition publiées au cours de son séjour aux archives de Nîmes. Les publications se détachent en deux parties distinctes : d’un côté, celles qui relèvent du savoir ; de l’autre côté, la littérature populaire, bien plus considérable. Son style, à la fois documenté et lyrique, témoigne d’une profonde implication dans les enjeux culturels et politiques de la seconde moitié du XIXe siècle.
L’écrivain s’inscrit dans la tradition des récits historiques et picaresques, mêlant aventure, quête et réflexions sur les enjeux de son époque. Son œuvre, marquée par une imagination fertile, explore des thèmes variés, en passant par des récits de science-fiction qui dialoguent avec l’héritage de Jules Verne.
Pierre-Alexandre de Bessot de Lamothe s’est éteint le 03 octobre 1897
Bouyoukdéré
Le cosaque de la batterie n°3
Comment vient une vocation
La rose de Jéricho
La droite et la gauche
La fille du zouave
Une partie à mort
Dans un hôpital turc qui reçoit les victimes de conflits voisins, Alexandre de Lamothe donne la parole à six blessés de nationalités différentes. Ils abordent des aspects variés de leurs périples lointains et de leur vie, tant civile que militaire.
L’art de l’auteur est de glisser d’un langage à un autre, l’adaptant aux cultures ou aux milieux. De Lamothe adapte ses tournures aux sentiments exprimés, aux images exposées et aux sensations éprouvées.
Les aventures, toutes narrées par des hommes, illustrent la volonté, l’humanité, les faiblesses et les forces des deux sexes.
Livre e-pub pour les liseuses
ISBN : 978-2-37867-161-7
Livre PDF pour tablettes et ordinateurs
ISBN : 978-2-37867-160-0