REVEL - Rustres
Livre de 220 pages imprimé à la demande
ISBN : 978-2-37867-150-1
Livre de 220 pages imprimé à la demande
ISBN : 978-2-37867-150-1
Paul TOUTAIN naît le 22 septembre 1848 à Conteville (27) dans une famille de paysans. Après le certificat d’études, ses parents, qui avaient de l’ambition pour leur gars et qui voulaient de l’instruction pour lui, le conduisent au collège de Honfleur. Pour ses études de droit, le petit Paul arrive à Paris avec son vieil uniforme et la bourse mal garnie ; mais l’élève travailleur impose le respect aux fils plus argentés.
La guerre interrompt sa formation, Paul Toutain, soldat puis sergent, réclame un rôle dans les événements militaires de la guerre en Normandie. Il appartient à la « génération de 1870 » et tout comme Maupassant, l’écrivain dépeint la vie quotidienne de la Normandie pendant le conflit. Ces deux auteurs normands, qui n’ont pas le même destin littéraire, partagent une vision proche de la nature et de la guerre qu’ils ont vue, connue et vécue, sans raconter de souvenirs personnels. Il n’y a aucun message politique dans les écrits de Jean Revel consacrés à la guerre et regroupés dans deux ouvrages : Contes Normands (1901) et Récits vécus (1921).
Une fois ses études de droit achevées, des voyages en Amérique, en Écosse et au Moyen-Orient, lui procurent la matière de ses premiers ouvrages. Revenu en Normandie, Paul Toutain s’offre comme clerc liquidateur dans une étude de Rouen. Puis en 1879, il achète sa propre étude notariale.
Notaire le jour, écrivain la nuit, le masque des pseudonymes est si opaque que la plupart des Rouennais ignorent sa double personnalité. Bien des personnages si vigoureusement scrutés et peints par Jean Revel ont passé dans le cabinet de Me Toutain : un notaire qui avait commis des livres violemment anticléricaux et d’un caractère plutôt immoral, rapporte Paul-Louis Robert, dans le Bulletin de la Société libre d’émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-Inférieure, en 1924. Hector Malot, lui-même fils de notaire, lui écrit un jour : ‘‘Vous avez le bonheur d’avoir la compétence et l’expérience. Servez-vous-en, et vous l’emporterez sur les romanciers qui ne sont que romanciers…’’
En 1898, un Jean Revel inconnu débute dans la littérature régionaliste par un coup de maître : Rustres, dont la première nouvelle intitulée la Cour révèle une profonde et intime connaissance du paysan normand possédé par une passion, celle de la terre. ‘‘La Normandie, la voilà’’, s’écriait un lecteur en découvrant ce chef-d’œuvre du terroir. Me Toutain, fils de paysans, paysan indéracinable, avait trouvé sa voie.
Jean Revel pose sa candidature à l’Académie dans une lettre qu’il qualifie lui-même "pas très habile". Il a contre lui d’être provincial, et il se trouve surtout desservi par son titre de notaire : un notaire…, il vient sans doute pour faire notre testament, objecte un académicien. La plupart d’entre eux n’ont pas lu ses œuvres, leur vote étant promis d’avance.
Paul Toutain décède le 05 mai 1925.
La cour
Au village
Humble
La loi
Le uhlan
À la mairie
L’illumination
Le reposoir
Un héritier
Sous-bois
Lacustre
Maît’ Anthime n’entend que son intérêt, il ruse à viser son but. Jérôme Pital attend la récompense due à son dévouement. Noré ne plaisante pas avec les ordres, il les applique. Quand le nouveau mari est déjà quinquagénaire et qu’on veut un héritier, la lutte des classes s’efface.
Les Normands mènent les affaires à leur manière, “ni risible, ni vulgaire” jusqu’à inhumer richement… pour un modeste héritage.
Jean Revel connaît ces traits de caractère : il est Normand ! Il les partage avec respect et s’en divertit dans les 11 nouvelles du recueil.
Livre e-pub pour les liseuses
ISBN : 978-2-37867-149-5
Livre PDF pour les tablettes et ordinateurs
ISBN : 978-2-37867-148-8